Résidence François Génot (11/2023 – 06/2024)

La résidence d’artiste de François Génot sur Canop’Terre.

François Génot vous invite à le suivre sur la piste de ses recherches artistiques afin de comprendre comment il fabrique ses modes d’attentions et à découvrir les procédés de collaborations actives qu’il entretient avec le vivant.

De novembre 2023 à juin 2024, le FRAC Alsace s’associe à Canop’Terre, à la ville d’Erstein, au musée Würth et au Lycée Agricole d’Erstein pour accueillir François Génot.

Cette résidence a pour but de dresser un index de possibilités artistiques à partir de la biodiversité, des saisons, des phénomènes naturels et des usages en présence sur le terrain de Canop’Terre.  Faire du jardin un atelier à ciel ouvert pour experimenter et collecter des signes et des indices pouvant mener à des formes et protocoles artistiques.  Il s’agira aussi pour l’artiste de rencontrer et de mener des ateliers avec différents publics pour partager ses questionnements et ses recherches. Cette résidence bénéficie du soutien de la DRAC Grand Est.

Plus d’info sur le travail de François Génot

Une trace en images

Un reportage réalisé par un groupe d’élèves BTS du Lycée Agricole d’Erstein dans le cadre des « projets tuteurés »

 

La langue des saules 

Une œuvre activée et présentée au public le 1er juin 2024

« Un terrain cultivé / Un artiste en activité. Deux univers étrangers l’un à l’autre ou plutôt deux mondes parallèles.

Le végétal pousse, se hisse hors du sol, s’élève vertical, s’épanouit, foisonne, adopte des formes exubérantes, laisse éclater des formes extravagantes gorgées de soleil et d’eau.

L’artiste observe, pose un regard particulier sur cet univers naturel à la recherche de la grammaire du vivant, de l’alphabet caché des signes, vieilles runes indéchiffrables.

Racines, feuilles, branchages, fouillis de ronces, graminées graciles, pétales en douce pluie, branches tordues : matériau vivant d’un monde dont nous partageons les saisons.

Le vivant façonne des formes – silhouettes d’arbres, écorces granuleuses, nervures symétriques, fleurs en grappes –les entremêle, parfois les isole, les laisse s’exprimer dans toute la variété des possibles.

Le fusain, né d’une branche d’arbuste, affouille l’entrelacs des végétaux à la recherche d’une structure, d’un langage sensitif.

Mystères des formes du vivant. Regard posé sur le monde.

Beauté nue traduite en lignes mouvantes et pourtant immobiles, en signes cabalistiques dont le sens reste à déchiffrer et qui fascine.

Calligraphie de la nature traduite par les gestes de la main en mouvement sur le papier, tissu végétal trempé dans le loess ou imprégné du suc de plantes, bois scarifié par les insectes ou fragmenté en myriade de bâtonnets cunéiformes, cristallisation du froid en estampe…

Peu importe le procédé utilisé, regarder la nature à travers une image qui tente d’en saisir le sens caché reste une aventure sensible et remplie de surprenants émerveillements.

« La langue des saules » sublime les formes fantasques que la verticalité aspire vers sa pleine expression sensitive. »

Jeanne Bernheim